Un yogourt daté d'hier part à la poubelle. Un pot de sauce « dépassé de deux jours » aussi. Et l'argent qu'ils ont coûté part avec eux.
Dans la très grande majorité des cas, ces aliments étaient encore bons — et la date qui a servi à les condamner ne parlait pas de ça.
La date « meilleur avant » concerne la fraîcheur et la qualité, pas la salubrité. La « date limite d'utilisation », elle, indique le dernier jour où un aliment est salubre — et elle n'est obligatoire que sur six types de produits, qu'on n'a pour la plupart jamais chez soi. Vendre et consommer un aliment après sa date « meilleur avant » n'est pas interdit.
La confusionDeux dates qui ne mesurent pas la même chose
L'Agence canadienne d'inspection des aliments distingue les deux sans ambiguïté :
Elle « indique le dernier jour où un aliment est salubre ». Après, on ne consomme pas.
Elle concerne « la fraîcheur et la qualité des aliments, ainsi que la durée de conservation des aliments, et non la salubrité ».
Toute la différence est là. Une date « meilleur avant » dépassée ne rend pas un aliment dangereux : elle annonce qu'il pourrait perdre une partie de sa fraîcheur, de sa saveur et de sa valeur nutritionnelle, et que sa texture pourrait changer.
Et ce n'est pas illégal. L'Agence l'écrit : « Il n'est pas interdit de vendre des aliments après la date "meilleur avant". Vous pouvez acheter et consommer des aliments dont la date "meilleur avant" est échue. »
La listeLes seuls aliments qui ont une vraie date limite
La date limite d'utilisation n'est pas laissée au choix du fabricant : elle est obligatoire sur une courte liste de produits, et seulement sur elle.
- les préparations pour régime liquide ;
- les substituts de repas ;
- les suppléments nutritifs ;
- les préparations pour nourrissons et les aliments qui en contiennent ;
- à disponibilité contrôlée : les aliments conçus pour un régime à très faible teneur en énergie ;
- à disponibilité contrôlée : les fortifiants pour lait humain.
Sauf si tu nourris un bébé ou suis un régime particulier, il est probable qu'aucun aliment chez toi ne porte de vraie date limite d'utilisation.
Tout le reste — le yogourt, la sauce, les craquelins, le lait, la conserve — porte au mieux une date « meilleur avant ». Sur ces produits-là, la date est une indication de qualité, pas un signal d'alarme.
Autre chose à savoir : tous les aliments n'ont pas à porter de date. Les fruits et légumes frais, par exemple, n'y sont pas tenus — mais l'industrie peut choisir d'en indiquer une quand même. Une date imprimée n'est donc pas forcément une obligation légale.
La méthodeCe qu'on regarde à la place
Si la date ne tranche pas, qu'est-ce qui tranche ? L'Agence donne la réponse : le discernement.
Elle recommande d'ouvrir l'emballage et de chercher des signes de détérioration, comme de la moisissure ou une odeur désagréable.
Et elle précise la condition qui rend tout cela valable : conservé conformément aux instructions figurant sur l'emballage, un produit non ouvert peut encore être consommé plusieurs jours, voire des semaines, après sa date « meilleur avant ». L'entreposage compte donc autant que la date — parfois plus.
Passe à l'actionLes gestes qui font la différence
C'est le point où l'économie et l'environnement disent exactement la même chose. Un aliment jeté, c'est une dépense déjà faite, plus une production, un transport et un emballage pour rien.
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Questions fréquentesVos questions
Quelle est la différence entre « meilleur avant » et « date limite d'utilisation » ?
Elles ne mesurent pas la même chose. L'Agence canadienne d'inspection des aliments l'écrit ainsi : la date limite d'utilisation indique le dernier jour où un aliment est salubre, tandis que les dates « meilleur avant » concernent la fraîcheur, la qualité et la durée de conservation des aliments, et non la salubrité. Autrement dit, une date « meilleur avant » dépassée ne rend pas un aliment dangereux.
Quels aliments portent une vraie date limite d'utilisation ?
Très peu. Elle est obligatoire sur les préparations pour régime liquide, les substituts de repas, les suppléments nutritifs, et les préparations pour nourrissons ainsi que les aliments qui en contiennent. S'y ajoutent, à disponibilité contrôlée, les aliments conçus pour un régime à très faible teneur en énergie et les fortifiants pour lait humain. Pour ces produits, la date compte vraiment. Presque rien d'autre dans un panier d'épicerie ordinaire n'en porte une.
Peut-on manger un aliment après sa date « meilleur avant » ?
L'Agence canadienne d'inspection des aliments est explicite : il n'est pas interdit de vendre des aliments après la date « meilleur avant », et on peut acheter et consommer des aliments dont cette date est échue. Elle précise qu'un produit non ouvert, conservé selon les instructions figurant sur l'emballage, peut encore être consommé plusieurs jours, voire des semaines, après cette date. Ce qui peut changer, c'est la fraîcheur, la saveur, la valeur nutritionnelle et la texture.
Comment savoir si un aliment est encore bon ?
En le regardant plutôt qu'en regardant la date. L'Agence recommande de faire preuve de discernement : ouvrir l'emballage et chercher des signes de détérioration, comme de la moisissure ou une odeur désagréable. Dans le doute, ce sont ces signes qui tranchent, pas le chiffre imprimé.
Pourquoi certains aliments n'ont-ils aucune date ?
Parce que tous les aliments n'ont pas à en porter une — les fruits et légumes frais, par exemple. L'industrie alimentaire peut toutefois choisir d'en indiquer une quand même. Une date sur un emballage n'est donc pas toujours une obligation légale.
Est-ce que ça change vraiment quelque chose sur une facture d'épicerie ?
Oui, sur deux plans. Ce qu'on jette a été payé : chaque aliment mis à la poubelle est une dépense déjà faite. Et les commerces réduisent souvent le prix des produits qui approchent de leur date « meilleur avant » — des produits qui, selon l'Agence, restent parfaitement consommables.
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Sources
- Comprendre les dates indiquées sur les étiquettes de vos aliments — Agence canadienne d'inspection des aliments
- Trois faits sur les dates « meilleur avant » qui pourraient vous faire économiser de l'argent — ACIA
À propos de cet article. Information générale et éducative, à jour à la date indiquée. Ce n'est pas un avis en salubrité alimentaire : cet article rapporte ce que publie l'Agence canadienne d'inspection des aliments, il ne se prononce pas sur un aliment en particulier. En cas de doute sur un produit, ne le consomme pas. Les personnes enceintes, très jeunes, âgées ou immunosupprimées devraient être plus prudentes encore et suivre les avis de leur professionnel de la santé.
Une erreur, un chiffre périmé ? Écris-nous : on corrige et on redate l'article. Nos textes sont écrits avec l'aide de l'intelligence artificielle et vérifiés aux sources officielles avant publication — mais un montant ou une règle peut changer sans qu'on le voie passer. Si quelque chose ici ne correspond pas à ce que te dit un organisme officiel, c'est lui qui a raison.