Que tu vives de la violence à la maison, que tu aies été victime d'un acte criminel, ou que tu te sentes démuni face à une décision injuste, retiens ceci : ce n'est pas ta faute, et tu n'es pas seul. Au Québec, il existe des personnes formées pour te mettre en sécurité, et des services pour faire valoir tes droits — même sans argent. Voici comment t'y retrouver.

Si tu es en danger maintenant, compose le 911. Pour de la violence conjugale, SOS violence conjugale répond jour et nuit au 1 800 363‑9010 (gratuit, anonyme, confidentiel).

L'essentiel

En danger immédiat : 911. Violence conjugale : SOS violence conjugale, 1 800 363‑9010 (24/7). Violence sexuelle : Info-aide violence sexuelle, 1 888 933‑9007. Et pour tes droits, de l'aide gratuite existe : Éducaloi (information), l'aide juridique (un avocat selon ton revenu) et Rebâtir (consultations gratuites pour les victimes de violence).

Commence iciQuelle est ta situation ?

Choisis la porte qui te ressemble le plus en ce moment.

Ta sécurité d'abordEn danger ou victime de violence

Si ta sécurité — ou celle de tes enfants — est menacée, ta protection passe avant tout. Ces ressources sont là pour ça, et elles ne te jugeront pas.

Violence conjugale
  • SOS violence conjugale — 1 800 363‑9010 : accueil, écoute et référence vers une maison d'hébergement. Gratuit, anonyme, confidentiel, 24 h/24. Aussi par texto au 438‑601‑1211. Tu peux appeler même si tu te questionnes seulement sur ta relation.
Violence sexuelle
Victime d'un acte criminel
  • CAVAC — 1 866 532‑2822 : les centres d'aide aux victimes d'actes criminels t'accompagnent (soutien, information, aide dans tes démarches), que la personne responsable soit poursuivie ou non.

Un enfant en danger ? Tu peux signaler la situation à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de ta région ; en cas d'urgence, fais le 911. Le 211 peut t'indiquer le bon numéro près de chez toi.

T'informer, gratuitementConnaître tes droits

Comprendre tes droits, c'est déjà reprendre du pouvoir. Avant de payer quoi que ce soit, deux sources fiables et gratuites t'expliquent le droit en mots simples :

Pour comprendre
  • Éducaloi — le droit québécois expliqué clairement (bail, famille, travail, violence…), gratuitement.
  • Le ministère de la Justice du Québec — l'information officielle sur les démarches et les recours.

Ces outils informent, mais ne remplacent pas l'avis d'un avocat pour ta situation précise. Pour ça, l'aide juridique existe — voir juste en dessous.

Un avocat, même sans argentObtenir de l'aide juridique

Ne pas avoir d'argent ne veut pas dire ne pas avoir de droits.

Un avocat selon ton revenu
  • L'aide juridique offre les services d'un avocat gratuitement ou à faible coût, selon ton revenu. Elle couvre plusieurs situations (famille, protection de la jeunesse, criminel, et des cas de violence). On en fait la demande auprès d'un bureau d'aide juridique de sa région.
Gratuit pour les victimes de violence

Sans dépendre de personneCe que tu peux faire par toi-même

Si tu vis une situation dangereuse, préparer un plan de sécurité peut faire une grande différence. Voici des gestes que tu contrôles — fais seulement ceux qui sont sûrs pour toi.

Ton plan de sécurité

Se préparer, discrètement

  • Prépare un petit sac d'urgence (papiers d'identité, un peu d'argent, médicaments, double de clés, vêtements) et garde-le chez une personne de confiance ou dans un endroit sûr.
  • Repère à l'avance un endroit où aller et une personne à joindre si tu dois partir vite.
  • Conviens d'un mot ou d'un signe secret avec une personne de confiance pour dire « j'ai besoin d'aide » sans avoir à l'expliquer.
  • Garde une trace de ce qui se passe (dates, messages, photos) dans un endroit sûr — pas seulement dans ton téléphone, qui peut être vu.
  • Note quelques numéros importants ailleurs que dans ton téléphone (sur papier, chez un proche).
  • Si tu as des enfants, pense d'avance à ce que tu prends pour eux (doudou, papiers, médicaments).

Tu n'as pas à bâtir ce plan seul : une intervenante de SOS violence conjugale peut le faire avec toi, à ton rythme.

Un dernier motTu mérites d'être en sécurité

La violence n'est jamais de ta faute, et demander de l'aide n'est pas un aveu de faiblesse — c'est un acte de courage. Tu n'as pas à tout décider aujourd'hui. Fais un seul geste : un appel, un texto, ou simplement lire tes droits. C'est déjà un pas vers ta sécurité — et tu n'as pas à le faire seul.

Questions fréquentesTes questions

Que faire si je suis en danger maintenant ?

Compose le 911 sans hésiter. Pour de la violence conjugale, tu peux aussi joindre SOS violence conjugale au 1 800 363-9010 : c'est gratuit, anonyme et confidentiel, 24 h/24, 7 j/7. On peut t'aider à trouver une place en maison d'hébergement.

Est-ce que ces services sont gratuits et confidentiels ?

Oui. SOS violence conjugale, Info-aide violence sexuelle, le CAVAC et les consultations de Rebâtir sont gratuits et confidentiels. Tu peux appeler pour toi ou pour une personne qui t'inquiète.

Je vis de la violence mais je ne suis pas sûr que c'est « assez grave ». Puis-je appeler ?

Oui. Tu n'as pas besoin d'être certain ni que ce soit « assez grave ». SOS violence conjugale aide aussi les personnes qui se questionnent sur leur relation. La violence n'est jamais de ta faute, et tu mérites d'être en sécurité.

Puis-je avoir un avocat si je n'ai pas d'argent ?

Oui. L'aide juridique offre les services d'un avocat gratuitement ou à faible coût selon ton revenu. Et Rebâtir offre des consultations juridiques gratuites aux personnes victimes de violence conjugale, familiale ou sexuelle, au 1 833 732-2847.

Où trouver de l'information gratuite sur mes droits ?

Éducaloi explique le droit en mots simples et gratuitement, et le ministère de la Justice du Québec informe sur les démarches. Le 211 peut aussi t'orienter vers la bonne ressource près de chez toi.

Ça peut aussi aiderD'autres besoins

Tu as besoin de plus d'aide ?

On est là pour t'aider à trouver la bonne porte.