NewTech Énergie

Captage direct de l'air

Prototype

Aspirer le CO₂ directement dans l'air ambiant. La technologie fonctionne, c'est son échelle qui pose problème.

Estimation
moins d'un dixième de seconde

d'émissions mondiales : c'est ce que la plus grande usine de captage direct au monde a réellement compensé, avec 105 tonnes captées sur ses dix premiers mois d'exploitation. À sa capacité nominale annoncée de 36 000 tonnes par an, elle en compenserait environ 30 secondes. L'écart entre les deux est la vraie information (estimations Puro.Earth, WRI et Global Carbon Budget).

Heimildin - captage réel de Mammoth, d'après le registre Puro.Earth ↗

Le problème qu'elle règle

Retirer du CO₂ déjà présent dans l'atmosphère, ce qu'aucune réduction d'émissions ne fait.

Les limites

Toute technologie en a. Une fiche sans limites serait un argumentaire de vente.

  • L'échelle actuelle est minuscule : environ 36 installations en service dans le monde au début de 2025, la plus grande annonçant 36 000 tonnes par an.
  • Le coût reste très élevé : environ 490 $ US la tonne de CO₂ en moyenne sur le marché volontaire, dans une fourchette qui va de 100 à 2 000 $ selon les projets.
  • Le procédé demande beaucoup d'énergie : capter du CO₂ avec de l'électricité fossile n'a aucun sens.
  • L'écart entre capacité annoncée et captage réel est énorme : la plus grande usine du monde a capté 105 tonnes sur ses dix premiers mois d'exploitation, pour 36 000 tonnes par an annoncées et 12 modules installés sur 72.
  • Risque le plus sérieux : servir d'argument pour ne pas réduire les émissions à la source, alors que le captage ne peut pas suivre.

Vingt-cinq ans, et toujours au stade pilote

Le captage direct de l'air fonctionne depuis longtemps en petit. Ce trajet montre à quel point passer à l'échelle est un problème différent.

1999

Klaus Lackner propose de capter le CO₂ directement dans l'air ambiant plutôt qu'à la sortie d'une cheminée.

Laboratoire
Années 2009-2015

Les premières entreprises du secteur construisent des unités d'essai. Le procédé marche ; son coût énergétique est le vrai obstacle.

Laboratoire
2021

L'usine Orca démarre en Islande, présentée comme la première installation commerciale, 4 000 tonnes par an de capacité annoncée, à comparer aux milliards émises.

Prototype
Aujourd'hui

Environ 36 installations en service au début de 2025, un coût moyen d'environ 490 $ US la tonne, et un captage réel très loin des capacités annoncées.

Prototype

WRI - Direct Air Capture : 6 choses à savoir ↗

Ce qui a bougé

Chaque percée annoncée, et ce qu'elle a donné ensuite.

septembre 2021

Orca, « la première usine commerciale » de captage direct

En Islande, une usine démarre avec 4 000 tonnes de CO₂ par an de capacité annoncée. Elle est présentée comme la première installation commerciale du genre, et comme le début du passage à l'échelle industrielle.

Et depuis ?

Cinq ans plus tard, le monde compte environ 36 installations en service. La plus grande annonce 36 000 tonnes par an : à cette capacité, elle compenserait une trentaine de secondes d'émissions mondiales. Mais le registre de certification Puro.Earth n'enregistre que 105 tonnes réellement captées sur ses dix premiers mois d'exploitation, avec 12 modules installés sur 72, moins d'un dixième de seconde. L'écart entre l'annonce et le relevé est ici la vraie information.

Heimildin - captage réel de Mammoth, d'après le registre Puro.Earth ↗