Nouvelles technologies Énergie
Captage direct de l'air
Prototype
Aspirer le CO₂ directement dans l'air ambiant. La technologie fonctionne — c'est son échelle qui pose problème.
Estimation
moins de 1 Mt/an
de capacité mondiale installée, face à environ 38,1 milliards de tonnes de CO₂ fossile émises en 2025 — soit une fraction infime (estimations AIE et Global Carbon Budget).
Le problème qu'elle règle
Retirer du CO₂ déjà présent dans l'atmosphère, ce qu'aucune réduction d'émissions ne fait.
Les limites
Toute technologie en a. Une fiche sans limites serait un argumentaire de vente.
- L'échelle actuelle est minuscule : rapportée aux émissions mondiales, la capacité installée est de l'ordre de quelques millièmes de pour cent.
- Le coût reste très élevé — de l'ordre de plusieurs centaines de dollars la tonne de CO₂.
- Le procédé demande beaucoup d'énergie : capter du CO₂ avec de l'électricité fossile n'a aucun sens.
- Les premières usines produisent nettement moins que leur capacité nominale annoncée : écart à confirmer, installation par installation.
- Risque le plus sérieux : servir d'argument pour ne pas réduire les émissions à la source, alors que le captage ne peut pas suivre.
Sources
- AIE — Captage direct de l'air ↗ — consultée le 29 juillet 2026
- Global Carbon Budget 2025 — émissions fossiles record ↗ — consultée le 29 juillet 2026
- Climeworks — usine Mammoth (capacité nominale annoncée) ↗ — consultée le 29 juillet 2026